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Bonjour à
vous,
la race
des Seigneurs

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Cette
page vous permettra de mieux nous connaître......
- à ma
famille, à mes amis, à vos familles et aux "Pros" du NEDEx et du
MINEX....,
- mais
aussi aux artificiers du Laboratoire Central de la Préfecture de Police de Paris
(LCPP),
- aux
démineurs du service de déminage de la Sécurité civile (Sec-Civ),
- aux
artificiers de la Police Nationale appartenant à la Sécurité Publique et à la
Police Aux Frontières (PAF),
- et aux
autres artificiers démineurs de France et de Navarre.............!

Coin's
des démineurs de la Sécurité Civile
PPN
signifiant "Priez
Pour
Nous"
Grand
bonjour à vous aussi, mes Amis de l'étranger :
- Les Belges du SEDEE / DOVO (Section Enlèvement
Destruction d'Engins
Explosifs / Dienst
voor Opruiming en
Vernietining van
Ontploffingstuigen),
- Les techniciens en bombes du CCDB (Centre Canadien
de Données sur les Bombes)
de la Gendarmerie Royale
Canadienne (GRC) de Gloucester,
banlieue d'Ottawa (Ontario), capitale fédérale du
Canada,
- les EOD militaires luxembourgeois et les
artificiers du SDNE (Section pour la Détection et la Neutralisation des
Explosifs),
- les artificiers IEDD du Service des
Explosifs (SE) de la police de la Principauté d'Andorre,
- et les Helvétiques du DSD de Genève (Détachement Spécialistes en
Dépiégeage), du GSD de Lausanne (Groupe des Spécialistes en Dépiégeage), les
EOD du Groupement de l'armement de l'armée suisse mais aussi à tous les autres
services IEDD de la Confédération helvétique...

(photo de Ph.
Poulet)
Toutes les guerres ont leurs héros que l'on honore,
que l'on fête. Et c'est justice puisqu'ils sont morts pour que notre pays, la
France, permette à ses habitants de vivre comme ils l'entendent dans la liberté
retrouvée.
Mais les "après-guerre" sont sans gloire,
comme si elle était consommée dans les combats meurtriers et libérateurs. Ces
temps-là ne se racontent pas. Ils n'intéressent ni la presse, ni les gens. Et
pourtant, ils ont eu et auront encore leurs héros, sans panache ni gloire, peu
connus et à peine reconnus. Ce sont : les Démineurs.
Oui les
démineurs...! Ils ont bien mérité de la Patrie. Ils sont morts pour assurer aux
vivants la paix et une vie tranquille, en détruisant les délaissés des combats
: les mines posées par toutes les armées pour piéger l'ennemi d'en face
avançant ou reculant.
Les services de déminage civils (Sécurité civile,
LCPP ou de la Police nationale) et militaires (les NEDEx) ont payé, payent et
payeront encore un lourd tribu pour notre paix et notre liberté.
Ces "hommes de l'ombre", ces
"oubliés" méritent amplement leur appellation de "héros sans
gloire ni tombe".
L'appât du gain, qu'elles que soient les époques, est
loin d'être la motivation du démineur. On a souvent décrit l'attirance exercée
par les mines non explosées sur ceux qui devaient les désamorcer. Tous les
témoignages le confirment : "Entre le démineur et la mine, il se crée
comme un lien de dépendance, de fascination dû à la rage de comprendre du
premier". Engin diabolique, produit de l'ingéniosité humaine, la mine doit
être vaincue par l'habileté, l'intelligence...en un mot par une ingéniosité
supérieure. Triompher d'une mine, d'une munition, c'est aussi triompher de
soi-même, dompter sa peur, donner la preuve de son courage et risquer sa vie à
chaque instant. C'est sur le terrain que le démineur s'attire le respect, la reconnaissance
de toute une population. En neutralisant un engin explosif, il redonne la vie à
un champ, une maison, un village tout entier.
On dit toujours d'eux :
"Qu'un bon démineur n'est pas un homme qui
arrive à sa retraite mais un homme qui touche sa retraite et qui en profite
pendant de longues années".
"qu'il doit être toujours humble et modeste
vis-à-vis de lui-même et des autres et si la chance joue parfois un grand
rôle dans leur travail, il faut aussi qu'il soit là au bon moment et au bon
endroit".
Mais qui sont ces hommes de l'ombre ?
Détruire des engins explosifs, conçus pour donner la
mort, ne sera jamais une opération anodine même pour les spécialistes.
La modestie de
ceux qui, aujourd'hui encore côtoient le danger, n'est plus à démontrer. La
rigueur, le calme, la patience et la maîtrise de soi, dont les démineurs font
preuve, constituent leur meilleure protection. Les techniques peuvent évoluer,
l'homme reste le moyen le plus efficace pour rendre inopérantes des armes de
destruction parfois si sophistiquées que l'on pourrait hâtivement les qualifier
de diaboliques. Les artificiers-démineurs continueront longtemps encore
d'exercer ce merveilleux et dangereux métier avec la discrétion, la sérénité et
la même fierté dont étaient emprunts leurs anciens.
La question
reste posée : qu'est-ce qui pousse ces hommes remarquables à poursuivre
leur tâche alors qu'ils doivent sans cesse affronter la mort au milieu des
dangers les plus terrifiants ? Ils vous diront, humblement, qu'ils ne font que
leur travail mais les décorations, les témoignages ou autres documents de
remerciements ou de félicitations qu'ils reçoivent montrent à quel point leur
métier est hors du commun.
Difficile de
dire ce qui les galvanisent encore de nos jours. Leur héroïsme soutenu demeure
un des mystères et un des triomphes de l'esprit humain.
Ce qui frappe
d'abord c'est leur gaieté et leur entrain au
travail. En raison des risques qu'il comporte, le métier de démineur
semble dépourvu de tout attrait et paraît réservé à des candidats ou à des
originaux aimant tout ce qui intimide ou effraye les autres. Goût de l'aventure
? Rechercher des engins qui peuvent exploser sous vos pieds, manipuler des
amorces, des détonateurs, des explosifs qui, l'espace d'un choc ou une
étincelle peuvent se transformer en engins de mort, ce n'est pas là un sport de
nature à satisfaire les tempéraments friands d'émotions fortes, inédites ou
d'aventures.
Vous ne le savez peut-être pas mais les munitions
(qu'elles soient nouvelles ou anciennes) ne sont pas accompagnées d'une notice
explicative ou d'une fiche technique de démontage... hélas ! Alors c'est
toujours le même dilemme, et ça dure depuis les années 1940-1945 : faut-il
faire sauter l'engin sur place comme le prescrivent et le prévoient les
règlements pour les nouveaux modèles de munitions ou risquer le tout pour le
tout et essayer de démonter cet engin pour voir ce qu'il a dans le ventre ? La
tentation est grande. et ils sont souvent tentés par cette périlleuse opération
qui, si elle réussit, leur permettra d'enrichir leurs connaissances et leur
savoir technique et d'épargner une, des dizaines, des centaines voire des
milliers de vies humaines. Ils n'ont d'ailleurs quelquefois pas le choix, la
destruction d'un engin ne pouvant pas toujours se faire sur place. Pour ces
autodidactes, une seule chose importe : acquérir une science sûre. Rien ne vaut
donc l'expérience même si elle peut coûter la vie à ceux qui la tentent.
Cette opération
porte un nom : la démilitarisation ou
le démantèlement, ce qui signifie que
l'artificier-démineur doit rendre inopérante la munition, retirer toutes les
parties actives (appelées les matières explosives) qu'elle contient comme les
amorces, les détonateurs et les explosifs primaires et secondaires. La munition
est dépecée, éclatée, démantelée jusqu'à la moindre petite vis. A l'issue de
cette opération, elle n'aura plus aucun secret pour l'artificier-démineur, elle
sera dite « non dangereuse » et fera l'objet d'un rapport ou d'une
fiche technique.
La guerre a son lot de blessés et de morts,
l'après-guerre aussi. Lorsque s'est tue la voix des canons, une autre guerre
sournoise prend place, touchant cette fois des innocents : les engins non
explosés continuent de blesser ou tuer, des enfants souvent, rendant
inaccessibles des zones entières : villages, champs, forêts et créant
une réelle psychose de la mine. Il
faut avoir vu ces pauvres enfants, gisant le corps ensanglanté, déchiqueté par
une mine antipersonnel ou une grenade. Il faut avoir vu ces pauvres corps
mutilés, enveloppés de pansements sur un lit d'hôpital, gémissant jour et nuit.
Le démineur
est accueilli à bras ouverts par les populations et pour cause. C'est l'homme
qui s'aventure là où personne n'ose mettre les pieds, qui prend en mains,
retourne et manipule des engins inspirants à tous crainte, frayeur et
désolation et qui redonne la vie à des villages entiers.
Mais il n'y a pas que les mines antipersonnel qui
sèment la mort, il y a aussi les mines antichar, les pièges et autres engins.
On retrouve des mines au bord des routes, ou parfaitement visibles dans des
prairies après la fonte des neiges par exemple et paraissant totalement
inoffensives parce qu'elles semblent sortir d'une fabrique ou d'un magasin tant
elles sont "propres".
En plus des
mines, il y a dans les champs, les bois, le long des routes, dans les ruisseaux
et même plantés dans les mur des habitations des projectiles (obus, grenades,
sous-munitions, bombes, roquettes ou missiles) non explosés. On trouve même des
armes abandonnées, piégées par l'ennemi et dont la manipulation présente
évidemment des dangers pour les profanes.
Tous ces
engins abandonnés tentent la curiosité de petits et grands. Que d'imprudences
sont commises par les jeunes qui veulent épater les copains ou les plus vieux
qui veulent faire de la récupération. Ces apprentis-démineurs n'hésitent pas à
dévisser des têtes d'obus (fusées) ou relever des mines parfois piégées
provoquant ainsi l'irréparable. Quoi de plus effroyable qu'un ou plusieurs
enfants foudroyés ou mutilés par l'explosion d'une munition, la douleur des
parents terrassés par ce malheur qui les touche et que rien ne laissait
prévoir. Ne sommes-nous pas en temps de paix ?
Quand ce n'est
pas la fatalité qui s'en mêle. Dans une région qui a été ravagée par la guerre,
où des tonnes de munitions sont encore enfouies dans le sol, il y a encore des
agriculteurs qui sont blessés ou tués alors qu'ils travaillent dans les champs.
Sans parler de
la psychose que ces événements créent, crainte de la mort que l'on sent
embusquée un peu partout et qui surgit
sans avertissement, sans pitié, broyant, mutilant, déchiquetant des corps
pleins de santé et de vitalité.
Cette
psychose, il n'y a qu'un médecin pour la guérir : le démineur. Pour accomplir son
travail, il doit connaître à fond la technique de son art, et savoir braver les
dangers qui effrayent ceux qui ne sont pas comme lui familiarisés avec toute la
gamme des explosifs et des engins qui tuent.
De même que le
guérisseur qui décèle et localise dans un organisme malade les agents
mortifères pour les réduire à l'impuissance, ainsi le démineur va se pencher
pendant des heures, des jours, des semaines, des années sur le sol tourmenté,
accidenté et miné pour y repérer la présence de tous les engins des plus
simples aux plus compliqués, dont la pression d'un pas d'homme, la légère
traction ou le moindre mouvement fait instantanément jaillir la mort.
Travail
incommensurable : malgré le matériel sophistiqué dont il dispose, les
étendues à nettoyer, déminer ou dépolluer sont immenses, le personnel est peu
nombreux et les moyens financiers pas toujours à la hauteur. Des programmes
d'action sont mis en place par des pays comme la France, l'Angleterre,
l'Allemagne mais aussi les Nations unies par le biais Mines Actions Centre
(MAC : Centre d'actions contre les mines). En parallèle, des compagnies privées et
organisations non gouvernementales spécialisées dans le déminage offrent leurs
aides financières, matériels ou personnels (démineurs, superviseurs, chefs de
projets, etc..) pour permettre à des populations entières de reprendre
rapidement une vie normale.
Pour les démineurs, une seule consigne : SERVIR.
Hommage
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Vous le savez tous, ou
du moins je le pense, un ami.........un Nedex nous a quitté en service commandé
le mardi 3 avril 2001 pendant son mandat en Bosnie-Herzégovine.
Pour Lui comme pour
Eux (nos autres disparus), je tenais à vous faire lire ces quelques lignes
d'André Carbonel, lui aussi démineur français et contrôleur technique de
déminage, mort pour la France, le 29 septembre 1949 à 60 ans en Tunisie.
Quelques mois auparavant, il avait écrit ces quelques lignes :
POUR EUX...
Pour eux vous aviez ri de l'insigne
macabre qui disait le danger et armé très souvent d'une pointe de sabre, vous
aviez déminé !
Pour eux vous aviez su désamorcer la
mine sans trembler de vos mains, pour que vienne plus tard sur ce sol de famine
et le pain et le vin...
Pour eux vous aviez dit : "Ils
seront sans angoisse sur ce qui fut miné et sans crainte, ils iront vers la mer
qui délasse le labeur terminé !"
Pour eux vous aviez pris la pelle et
la pioche, creusé profondément pour extraire de terre aussi lourde que la roche
la bombe du tourment...
Pour eux vous aviez dû quitter votre
famille, votre bien, votre ciel pour aller au pays où la lumière vrille où le
sable est le fiel...
En eux vous aviez mis un Coeur, une
parole, et un Espoir subtil !.. Leur coeur est desséché ; leur parole s'envole
éloigné le péril !
Pour eux vous avez fait, sacrifice
suprême, le don de votre corps qui fut déchiqueté ou réduit à l'extrême...
Est-il plus triste sort ?
Dans le coeur des vivants, coeur plus
dur que la pierre, votre image n'est plus, ô Morts ! Morts qui reposez sur ou
sous la terre, Amis qui n'êtes plus !...
A. Carbonel (juillet
1949)
Tiré du livre "les Oubliés" de Jean
Reig
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Les unités de déminage
françaises
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Le Laboratoire Central de la Préfecture de Police
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Le Laboratoire Central de la
Préfecture de Police de Paris (LCPP) fondé en 1878 est organisé et ouvert au public
par l'ordonnance préfectorale du 10 février 1881. Il constitue un
organisme scientifique d'études, de prévention et de contrôles placé sous
l'autorité du préfet de police, spécialisé dans les questions intéressant la
sécurité et la salubrité de la population de Paris, des Hauts-de-Seine, de la
Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
Dans le cadre
de cette mission générale, le Laboratoire est chargé :
- d'enquêtes techniques et
d'interventions d'urgence (permanences générales et permanences des explosifs. Ces
deux permanences, réservées aux services de police et de secours, fonctionnent
tout au long de l'année, 24 heures sur 24. Toute demande d'intervention
doit transiter par la salle d'information et de commandement de la Direction de
la sécurité publique) ;
- d'analyses, de contrôles et
d'études en chimie, physico-chimie, électricité, explosifs, pollution et
radioactivité ;
- d'examens sur dossiers et de
contrôles sur sites d'installations techniques ;
- de conseils auprès du préfet de police et des
administrations.
Le Laboratoire central est
structuré en quatre services scientifiques basés à Paris :
- le
service de la chimie analytique ;
- le service d'électricité et d'inspection des établissement
recevant du public;
- le
service des explosifs ;
- le
service des pollutions.
Le service des
explosifs :
Il a une mission
d'intervention, de prévention, d'analyse et de conseil dans le domaine des
substances explosives et incendiaires :
la permanence des explosifs : chargée de tous les problèmes
liés à la mise en ouvre de substances explosives, elle participe en liaison
avec la permanence générale :
- à la reconnaissance, neutralisation, enlèvement et
destruction éventuelle de tout objet ou paquet suspect de renfermer des engins
explosifs ou incendiaires, découverts sur la voie publique ou signalés à
l'intérieur de locaux ;
- à la reconnaissance, neutralisation, enlèvement et destruction de toutes
munitions (obus, grenades, bombes d'avion, cartouches, etc.) découvertes sur la
voie publique ou signalées chez des particuliers ;
- à la mise en ouvre de moyens spéciaux adaptés à la manipulation d'objets
dangereux ou en ambiance hostile (nucléaire, biologique ou chimique) ;
- aux interventions et enquêtes en cas d'attentats, à la demande des
services de police et de la brigade des sapeurs pompiers de Paris (BSPP) ;
- aux visites de sécurité à l'occasion des déplacements du président de la
République ou de hautes personnalités.
Les analyses :
- réalisation d'analyses sur des prélèvements effectués d'une part sur les
lieux d'attentats et d'autre part sur les lieux d'incendie, à la suite soit
d'enquêtes techniques réalisées par la permanence générale, soit à la demande
directe de l'autorité judiciaire.
Les contrôles et essais :
- contrôle de dépôts de cartouches et d'artifices et des spectacles
pyrotechniques (feux d'artifices) ;
- essais de matériaux et éléments de construction en vue de leur
classification selon leur comportement au feu ;
- essais de matériaux en vue de préciser le danger présenté par les gaz et
fumées lors d'incendies, du point de vue de leur opacité et de leur
toxicité ;
- études et recherches sur les poudres et explosifs, les incendies et le
comportement au feu des matériaux ;
- essais de tir sur des matériaux de
protection (vitres, blindages).
Cette permanence est assurée
par le directeur, le directeur adjoint, l'ingénieur en chef du service des
explosifs, les ingénieurs et les 16
artificiers de la section intervention de ce
service (4 postes en plus pour l'année 2002).
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La Police Nationale
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Les
artificiers de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN)
En
1972, du fait du développement des actions terroristes sur le territoire
national, la Police nationale décident de former ses démineurs, en même temps
que les démineurs de la Sécurité Civile, à la détection, l'enlèvement et la
neutralisation des colis ou engins suspects. Le corps des artificiers-démineurs
de la Police Nationale est de 153 fonctionnaires
répartis sur 20 sites.
La Sécurité publique
Sept sites sont sous la responsabilité de la Sécurité publique : Ajaccio
et Bastia en Corse, Bayonne, Marseille, Nice, Toulouse, Strasbourg.
La Police Aux Frontières
Treize sites sont sous la responsabilité de la PAF dans les
aéroports de Bastia, Ajaccio, Orly, Roissy, Lyon, Nice, Marseille, Lille,
Strasbourg, Toulouse, Bordeaux, Bâle-Mulhouse et le Lien Fixe Transmanche à
Coquelles (tunnel sous la Manche). Ce service opère aussi bien dans le
sud-ouest de la France, en Corse ou à Strasbourg, que sur des points
stratégiques comme à Calais avec le tunnel sous la Manche ou encore dans les
aéroports.
Depuis le 1er octobre 2001, en Basse-Normandie, aux portes de
Rouen, à moins d'une heure de Paris, l'école nationale de la police de Oissel
accueille les formations des artificiers de la Police nationale. La première
promotion a pu profiter de ce site particulièrement adapté puisqu'à l'origine y
était implanté le 71ème régiment du Génie de l'armée de terre,
disposant notamment de soutes à explosifs, polygone de tir et plateau technique
d'entraînement.
L'ex-71ème RG possédait déjà des démineurs militaires du
Groupe Régional d'Intervention NEDEX (GRIN) entre la fin des années 1970 et le
début des années 1990. Ce GRIN se fit remarquer en France lors de la vague
d'attentats sur Paris en 1986 (il fut alors détaché auprès de la préfecture de
Bobigny avec les GRIN du 1er RG de Strasbourg et celui du 4ème RG
de La Valbonne) mais aussi en opérations extérieures comme au Liban et en
ex-Yougoslavie. Actuellement, cette région possède un centre de déminage de la
direction de la Sécurité Civile.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là puisque le 9 juin 1944, dès son arrivée
sur le sol français, le gouvernement provisoire décrète la création de la
troisième région militaire dont le centre devait être Rouen. Puis, au cours du
mois d'août 1944 fut mise sur pied une compagnie composée de jeunes volontaires
qui voulaient s'engager aux côtés des Alliés. Les recruteurs leur proposaient
une place dans une compagnie de génie d'assaut, nom héroïque qui les firent
rêver. En fait d'assaut, il s'agissait de mines. Certains s'étaient engagés
pour se battre contre les Allemands et libérer la France et pourquoi pas
atteindre Berlin. Ils furent surpris d'avoir à lutter contre un ennemi sans
visage et sournois..les mines. Ces hommes furent parmi les premiers démineurs
militaires français. Six sections composèrent la 1ère compagnie dont
l'acte de naissance officielle date du 29 août 1944. Elles étaient
entièrement dotées par l'armée anglaise qui fournit le 12 septembre les
premiers uniformes des nouveaux soldats démineurs. Jusqu'à leur démobilisation
après mai 1945, ces démineurs resteront "en anglais". Seuls signes
distinctifs : d'un côté l'écusson de déminage - grenade jaune à cinq branches
sur fond noir et de l'autre côté, l'insigne de la 1ère division
française libre. Le 15 novembre de la même année, une deuxième compagnie vit le
jour et forma le 3ème bataillon sous le commandement du capitaine de
Feraudy.
L'objectif final de cette implantation est la création d'un centre
national de formation d'artificiers de la Police nationale qui conseillera et
assistera les différentes directions relevant de la Direction générale de la
police nationale (DGPN) afin de renforcer la lutte contre les activités de
sabotage et de terrorisme par engins explosifs improvisés.
Pour l'année 2000 : 117 des 179 attentats ou tentatives d'attentats
réalisés sur le territoire national ont été traités par les artificiers de la
Police nationale. Plus de 6 900 interventions sur objets ou colis suspects et 4
224 missions faites dans le cadre de la sécurisation de voyages officiels et
traitements des alertes à la bombe. Ce service a récupéré et détruit plus de
610 kilos de substances explosives.
Fin
du semestre 2004, les artificiers de la police nationale changent de
statut et basculent pour la plupart comme artificiers au sein de la Sécurité
civile. Ils restent quand même au sein du ministère de l'Intérieur. Fin d'une
épopée mais commencement d'une nouvelle aventure pour ces hommes de l'Ombre.
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La Sécurité Civile
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Par ordonnance du 21 février
1945, la Direction du déminage est créée pour prendre en charge la mission de
recherche, l'enlèvement et la destruction des mines et pièges de guerre placés
sur le territoire de la métropole. Au lendemain de la guerre, les surfaces
piégées s'étendent sur près de 5 000 kilomètres carrés.
En 1947, l'opération dite de
dépollution (désobusage-débombage) s'effectue après l'élimination des grands
champs de mines, la destruction d'autres engins de guerre devenait possible,
certains remontant aux conflits de 1914-1918 voire de 1870-1871. Cette mission
s'est poursuivie au rythme moyen de 1 000 tonnes de munitions par an jusqu'aux
années 1980. Actuellement, cette activité représente environ 12 000
interventions par an au cours desquelles 500 à 800 tonnes de munitions sont
ramassées.
Fin 1947, les travaux de
déminage proprement dits sont terminés. Le bilan des deux années de travail est
de :
- 475
000 hectares déminés, 13 millions de mines et 16 millions de munitions diverses
sont neutralisées ou détruites ;
-
592
démineurs et 3 000 prisonniers de guerre ont trouvé la mort, 800 démineurs
ont été grièvement blessés dans l'exercice de leur fonction.
Depuis 1964, les démineurs
assistent les fonctionnaires de police dans leurs missions de reconnaissance
des lieux visités par le président de la République et les hautes personnalités
françaises et étrangères ainsi que dans les manifestations culturelles et
sportives importantes. Chaque année, ils participent ainsi à près de 300
voyages officiels.
En 1965, le Service de déminage intervient dans la
lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI) ou contre le terrorisme. Il
assure la détection, l'enlèvement, le désamorçage ou la destruction des objets
suspects. 15 à 20 000 objets sont ainsi
traités chaque année dont 2 à 5 % qui contiennent effectivement des
explosifs. Au cours de toutes ces missions, les 100 véhicules
du déminage parcourent chaque année près de 2 500 000 kilomètres.
Actuellement, les centres de
déminage de la Sécurité civile sont gérés par le ministère de l'Intérieur et
dépendent de la Direction de la sécurité civile.
Le bureau de déminage
s'articule autour de trois structures :
- une
structure administrative (budgets, gestion des personnels et aspects
réglementaires) ;
- une structure technique
(infrastructures, matériels, équipements, nouvelles techniques d'élimination
des munitions, plans de formation interne, etc.) ;
- une structure opérationnelle qui coordonne l'activité des démineurs.
On compte 18 centres
de déminage en France dont 2 outre-mer (Guyane et Guadeloupe) et six
antennes de déminage sur le territoire, ce qui représente un peu plus de 140
spécialistes.
617 démineurs volontaires
sont morts en service commandé dont 12 décès entre le 19 juin 1985 et le
18 juillet 1990.
Chaque centre de déminage
intervient dans sa zone de compétence. Les interventions sur les munitions
anciennes sont réalisées pendant les heures ouvrables, sauf cas d'urgence
mettant en danger la sécurité des populations. Les interventions sur engins
explosifs improvisés (EEI) ou la sécurité des voyages officiels sont effectuées
par huit centres assurant une permanence 24 heures sur 24. Un hélicoptère de la
Sécurité civile est mis si nécessaire à la disposition de l'équipe engagée.
La formation de ces artificiers-démineurs se fait
aussi bien en banlieue parisienne que dans le sud-est de la France.
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Les Nedex
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Les groupes régionaux
d'intervention NEDEx (Neutralisation, Enlèvement, Destruction des Explosifs)
sont des groupes militaires appartenant aux trois armées (terre, air et marine
nationale), à la Direction générale de l'armement (DGA) et à la Direction
centrale des constructions navales (DCN) gérés par le ministère de la Défense.
Ils sont répartis sur tout le territoire français mais aussi dans les DOM-TOM
(Martinique, Guadeloupe et Réunion) et dans les territoires d'outre-mer
(Polynésie française et Nouvelle-Calédonie). On retrouve également deux groupes
à l'étranger : sur le territoire de Djibouti et au Sénégal. Ces GRIN
interviennent uniquement sur les domaines et zones militaires mais peuvent
aussi intervenir en secteur civil sur réquisition des autorités civiles.
Leur centre de formation, l'Echelon central NEDEx /
EOD, appelé aussi l'ECN, créé en 1973, se trouve en banlieue parisienne à
Villacoublay. L'EC NEDEx forme tous les artificiers-démineurs des armées
mais peut également instruire des personnels du ministère de l'Intérieur (RAID,
LCPP) ou d'armées étrangères.
La principale mission des
GRIN est l'Intervention sur les Engins Explosifs Improvisés (IEEI : colis ou
véhicules piégés, bombes de fabrication artisanale, etc...) dans le cadre de la lutte
contre le terrorisme et l'Intervention sur
toutes les Munitions et Explosifs (IME) existants et retrouvés un
peu partout dans le monde.
L'échelon central NEDEx, en
corrélation avec certains services des ministères de la Défense, de l'Intérieur
et de l'Industrie, fait maintenant partie du plan gouvernemental Piratome prévu en cas de terrorisme
nucléaire, biologique ou chimique. En cas d'intervention sur un engin artisanal
de ce type, leur sécurité est assurée par le RAID.
Ces missions IEEI ou IME
sont réparties sur tout le territoire français et à l'étranger :
- en France, les artificiers-démineurs interviennent
principalement sur le domaine immobilier de la Défense (terrains militaires,
bases aériennes ou navales, etc.) mais ils peuvent également intervenir dans le
domaine civil sur demande des autorités civiles ou pendant la mise en place du
plan Vigipirate. Ce fut le cas lors des vagues d'attentats qui touchèrent la
capitale en 1986 puis en 1995 mais aussi lors de grandes manifestations comme
la coupe du monde de football en 1998, le passage de l'an 2000, les différents
sommets de chefs d'Etats en France mais aussi après les attentats
antiaméricains du 11 septembre 2001;
- à l'étranger, les groupes NEDEx sont intervenus
dans différents pays pour des missions de courtes durées (de quatre à six mois)
lors de mandats au profit de la France (Epervier et Manta au Tchad), de l'ONU
en tant que casques bleus (FINUL, APRONUC, UNMBiH, UNAVEM, etc.), de l'OTAN
(IFOR, SFOR, KFOR) et dernièrement dans les MAC (Mine Action Centre, centre
d'action contre les mines) en Angola, en Bosnie ou République serbe de Bosnie
au profit du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). Ils sont intervenus au Liban
et au Tchad pour la première fois dans les années 1982/1983, puis au Pakistan
(opération Salam), en Mauritanie, lors de la guerre du Golfe, au Cambodge, en
Angola, en Somalie, au Rwanda, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo mais aussi en
Albanie, en Egypte, en Centrafrique et actuellement en Afghanistan.Albanie, en Egypte, en
Centrafrique et actuellement en Afghanistan.

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C'est quoi un NEDEx ?
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Une étude sur les
Nedex a mis à jour des compétences et des qualités jusqu'alors insoupçonnées
chez ces drôles de passionnés.
Pour le Nedex, la vie
est insupportable sans aventure. Il recherche sans cesse des situations ou des
tâches difficiles qu'il pourra résoudre avec ambition et esprit guerrier. Plus
ce sera difficile, mieux cela vaudra.
Le Nedex est un être
incroyablement attractif qui possède une attirance presque magique envers les
mines, munitions et explosifs en tous genres. Néanmoins, il ne se rend pas la
vie facile pour ses exigences très prononcées. Le Nedex a souvent des
difficultés à être satisfait car il attend beaucoup des missions de déminage et
de dépollution à l'étranger.
En intervention, il
cherche à atteindre son but avec intelligence parfois même avec malice. Il
s'engage corps et âme dans son travail, à condition qu'il lui plaise et qu'il
puisse travailler en engageant toute son énergie. Il aime qu'on l'admire en
faisant beaucoup de louanges, et possède de nombreuses relations.
Mais le Nedex est une
personne solitaire, n'ayant pas le contact facile. L'amitié du Nedex est
profonde et vraie mais rare. Il existe peu de gens auxquels le Nedex fait
confiance.
La plus belle qualité
qui caractérise un vrai Nedex est sa franchise
et son intégralité absolue.
D'après cette étude,
on leur attribue les qualités suivantes : courage, franchise, intégrité,
optimisme, générosité, charme, hospitalité, ambition, force, raison claire et
analytique, autorité, goût, caractère extraverti, éloquence et fiabilité.
Les qualités plutôt
négatives que l'on appelle défauts ont rarement été remarquées : besoin de
pouvoir, incapacité de faire des compromis, indépendance, despotisme,
insubordination, folie des grandeurs, caractère hautain, impatience,
intolérance et fierté.
Les Nedex possèdent un
grand intérêt pour tout ce qui est matériel qui brille. Ils aiment voyager.
Incorruptible et ambitieux, il suit ses buts de façon décidée et dépourvue de
compromis.......
(extrait de l'intergrin
n°3)
Notre leitmotiv :
"Munition ou engin inconnu, touche à ton
cul....."
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Les coin's
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Les "Pièces NEDEx"(voir
ci-dessus) ou "Coin's
EOD" (appellation internationale, ci-contre) sont une médaille de reconnaissance
d'un diamètre de 4 cm pour les artificiers-démineurs du monde entier.

NB :
"Coin" se prononce "Cogne" |

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Chaque EOD ou NEDEx
possède sa pièce personnelle qui est numérotée pour les Français ou nominative
pour les étrangers. Quelques privilégiés français ont aussi leur "Coin"
nominatif (offert par un homologue étranger). En France, le numéro du
"Coin" est tiré au sort par le démineur lui-même à l'Echelon Central
NEDEx / EOD (ECN). Tous les artificiers peuvent se le procurer auprès de la
"Coop" de l'EC NEDEX.
Le numéro 1 est le
"Coin" permanent de l'ECN / EOD ou la "French I.E.D.-.E.O.D.
Academy". Les numéros 2 à 20 ont été attribués par tirage au sort aux
artificiers affectés à l'époque à l'ECN.
De plus en plus, les
artificiers NEDEx signent leur courrier ou message par : "Compos Sui"
ou "CS" suivi de leur numéro personnel. Ma signature est : "Compos Sui n° 6" ou "CS
6".
"Compos Sui"
est une locution latine qui signifie : "Maître de soi". Pour
nous, les NEDEx, cette locution indique : "Dans toutes les
circonstances, l'artificier reste compos sui".
A ce jour, les démineurs qui possèdent ce "Coin"
sont de diverses origines comme les personnels du LCPP, de la Sécurité Civile,
de la Police nationale, de la gendarmerie (EPIGN, GSPR, GIGN, IRCGN), de la
BSPP (pompiers de Paris), de la Direction du Renseignement Militaire, des
G.P.D. de la marine nationale (Groupe Plongeurs-Démineurs) mais il y a aussi
quelques étrangers comme le canadien Bernard B., l'autrichien Gregor W. ou les
Suisses, Patrick T. et Jean-marie S. du DSD de Genève.
NB : Si vous souhaitez apporter un complément d'information sur ce qui
suit n'hésitez pas à me laisser un .
Par avance merci..... Tradition
Le défi du "Coin":
lorsqu'un EOD / NEDEx présente son "Coin" devant un ou
plusieurs artificiers, quels que soient le lieu et le moment, ceux qui ne
peuvent le présenter en retour offrent à boire aux autres. Mais si tous les
artificiers présents le montrent, celui qui a lancé le défi paye une tournée
générale.
Avis
de recherche
Les numéros sans nom : 025, 093, 102, 112,
115, 125, 140, 148, 223, 231, 267, 317, 332, 353, 355,
384, 385, 388, 391,
397, 405, 407, 420, 425, 428, 450, 462, 467, 474, 479, 481, 483 et 489.
Si vous connaissez quelqu'un possèdant un de ces
numéros, faites nous le savoir en me laissant un message sur mon .
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